Un jeu vidéo est dit “multijoueur” lorsqu’il permet de jouer avec d’autres personnes, que ce soit dans le même salon… ou à des milliers de kilomètres via Internet. Là où les jeux classiques opposent le joueur à un programme informatique, le multijoueur introduit l’imprévisibilité humaine : on coopère, on rivalise, on échange avec de vraies personnes.
 

Mais n’est pas multijoueur qui veut. Dans les faits, il faut distinguer trois grandes familles. Les jeux coopératifs, d’abord, qui réunissent les participants autour d’un objectif commun. Les jeux compétitifs, ensuite, les opposent dans des affrontements directs. Enfin les jeux mixtes, qui alternent entre les deux logiques. Rassurons d’emblée les novices : nombre de ces titres ont été pensés pour accueillir les débutants complets.
 

Le poker en ligne, stratégie et lecture des adversaires

 
À l’écran, une partie de poker en ligne reproduit fidèlement l’atmosphère d’une table de jeu. On découvre un tapis vert vu de dessus, entouré de plusieurs emplacements représentant chaque joueur par un avatar (ou une photo de profil). Les cartes glissent et se retournent avec fluidité, les jetons s’empilent devant chaque participant, et des bulles animées indiquent en temps réel qui mise, qui se couche, qui relance et pour quel montant.
 

Le principe demeure celui du poker classique. On évalue la force de sa main et on engage des mises pour tenter de remporter celles de ses adversaires. Et cela soit en détenant la meilleure combinaison, soit en poussant les autres à abandonner.
 

Ces tables virtuelles sont proposées par des casinos en ligne. Il y a plusieurs formules que ces plateformes web ou mobiles ont imaginées pour les débutants :
 

  • Les tables dites “micro-stakes” (littéralement « micro-mises ») permettent de jouer avec des enjeux de quelques centimes, le temps d’apprivoiser les règles sans trop de pression.
  • Les tournois “freeroll”, entièrement gratuits, où l’on peut s’exercer et même remporter de petits gains sans débourser un centime.

 
Il y en a quantité d’autres formats bien entendu, pour les plus chevronnés. Toujours est-il que pour simplifier l’accès aux nouveaux venus, certains casinos en ligne sont “sans KYC”. Le fonctionnement du KYC, pour “know your customer” (connaître son client), repose en grande partie sur la vérification d’identité et d’âge.
 

Sur ces plateformes “sans KYC”, on peut créer un compte et effectuer un premier dépôt modeste (de dix ou vingt euros, par exemple) sans fournir de justificatifs. La vérification d’identité n’intervient qu’au moment du premier retrait, ce qui permet au joueur curieux de tester l’expérience sans formalités préalables.
 

Les jeux coopératifs, avancer ensemble vers un objectif

 
Dans un jeu coopératif, la notion même de compétition disparaît. Les joueurs forment une sorte d’équipe soudée autour d’un but partagé : terminer une aventure, bâtir une construction, surmonter des épreuves, etc. En clair, personne ne gagne contre les autres, tout le monde progresse.
 

It Takes Two

 
It Takes Two, sorti en 2021, est une aventure conçue uniquement pour deux joueurs. On y suit un couple en crise, métamorphosé en poupées de chiffon par un sortilège. Les deux complices doivent traverser ensemble une succession d’épreuves afin de retrouver forme humaine.

L’originalité du jeu tient à ses mécaniques asymétriques. Chaque joueur dispose de capacités distinctes et complémentaires. L’un lancera des clous, l’autre maniera le marteau pour les enfoncer. En clair, impossible d’avancer sans se parler, s’écouter, se coordonner à chaque instant.
 

Minecraft

 
Minecraft, lancé en 2011, est devenu un phénomène de société, un vrai marqueur pour toute une génération de joueurs. Le principe est d’une simplicité désarmante : le joueur explore un monde entièrement constitué de blocs qu’il peut casser, collecter et réassembler pour construire ce que bon lui semble.
 

Des cabanes, des châteaux ici, des villes entières bâties en cubes : seule l’imagination fixe les limites ! En mode multijoueur, plusieurs personnes partagent le même univers et peuvent collaborer sur des chantiers, dont certains absolument fous. Aucun objectif imposé, aucune fin programmée, puisque chacun contribue à son rythme. Cette liberté totale explique pourquoi Minecraft rassemble aussi bien des enfants que des adultes.
 

Overcooked

 
Overcooked, sorti en 2016, propose une expérience aux antipodes. Ici, il est question de  gérer… une cuisine. Une cuisine de restaurant à plusieurs, dans une joyeuse pagaille. Chaque joueur incarne un petit cuisinier chargé de tâches précises : éplucher, découper, faire revenir, dresser les assiettes, nettoyer, etc.
 

Les commandes s’accumulent, le chronomètre défile, et la cuisine elle-même devient un obstacle quand elle est installée sur un radeau instable ou au sommet d’un volcan. La coordination devient alors une question de survie : qui fait quoi, dans quel ordre, et comment se croiser sans se percuter.
 

Les jeux compétitifs accessibles, s’affronter sans frustration

 
Compétition ne rime pas forcément avec élitisme. Certains jeux ont été pensés pour que le hasard, l’humour ou l’ingéniosité des règles offrent leur chance à tous les profils de joueurs. L’affrontement y reste léger, presque espiègle, loin de l’atmosphère hostile ou toxique de jeux comme PUBG.
 

Mario Kart 8

 
Mario Kart 8 met en scène les personnages emblématiques de Nintendo dans des courses de karts survoltées. On roule sur des circuits hauts en couleur. Entre concurrents, on s’envoie des carapaces, des peaux de banane et autres projectiles pour se ralentir mutuellement.

 
La prise en main est immédiate ! Elle est pensée très précisément pour les joueurs occasionnels. Sous le capot, le jeu intègre un ingénieux mécanisme d’équilibrage : les coureurs distancés récupèrent des objets plus puissants, tandis que le leader devient une cible de choix. Résultat, la victoire reste incertaine jusqu’à la ligne d’arrivée, et un novice peut parfaitement coiffer un habitué au poteau.
 

Fall Guys

 
Fall Guys, lancé en 2020 et devenu gratuit depuis, transpose l’esprit des jeux télévisés d’élimination dans un univers délicieusement absurde. On a donc soixante joueurs, incarnant de petits personnages en forme de haricots. Ils s’affrontent ensuite dans des épreuves physiques loufoques : courses d’obstacles, plateformes mouvantes, poursuites collectives.
 

À chaque manche, les derniers sont éliminés jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un vainqueur. L’ambiance demeure bon enfant car les parties sont brèves, les chutes sans gravité, et l’esthétique volontairement burlesque invite davantage au rire qu’à la frustration.
 

Among Us

 
Among Us, révélé au grand public en 2020, s’inspire d’un classique des soirées entre amis : le jeu des Loups-Garous. Les participants incarnent l’équipage d’un vaisseau spatial, mais parmi eux se cachent des imposteurs chargés d’éliminer discrètement leurs coéquipiers.

 
Des réunions régulières permettent aux survivants de débattre, d’échanger leurs soupçons et de voter pour désigner un coupable présumé. Ici, ni réflexes ni dextérité ne sont requis : tout repose sur l’observation, le raisonnement et parfois l’art du bluff. Un terrain de jeu où l’expérience vidéoludique compte bien moins que la perspicacité.