Ruzu est un émulateur Nintendo Switch écrit en Rust, développé comme une expérience visant à déterminer si l’IA, via des modèles de langage (LLM), pouvait réaliser le portage complet d’un projet logiciel de très grande taille de C++ vers Rust.
Le projet est basé sur le code de yuzu/Eden et représente environ 500 000 lignes de code portées exclusivement avec l’aide de LLM, sur une période d’environ six mois. L’objectif n’était pas simplement d’obtenir un programme fonctionnel, mais de conserver au maximum la structure du projet original, avec une correspondance entre les fichiers et les différentes parties du code C++ et Rust.

Ruzu intègre notamment un kernel HLE avec ordonnanceur, fibres, IPC et services, un processeur de commandes GPU, un recompilateur de shaders et un JIT. La recompilation dynamique du code ARM est assurée par rdynarmic, un portage Rust de Dynarmic, avec des backends natifs x86-64 et ARM64. Le projet comprend également rxbyak, un portage Rust de Xbyak pour la génération de code machine x86-64.
L’émulateur est déjà capable de démarrer et d’exécuter des jeux commerciaux, avec l’objectif affiché d’atteindre les performances de l’implémentation C++ originale. Le projet reste toutefois en développement.
Ruzu dispose également d’un frontend graphique ainsi que d’un frontend en ligne de commande, et peut être compilé sous Windows, Linux, macOS et plusieurs systèmes BSD.
Les changements sont:
– Extended cheat instructions: implemented register comparisons, register save/restore operations and masks, persistent static registers, process pause/resume, and debug logging, with all operand and addressing forms supported by Eden.
– Cheat execution: corrected nested if/else handling, loop decoding, arithmetic behavior, and handling of truncated or unknown instructions. Controller input is sampled once per execution so multiple button conditions see the same input state.
– Cheat files and process targeting: fixed parsing of names containing Unicode symbols or accents. Memory operations and pause/resume now target the process identified by the cheat metadata, with a cached non-owning process reference.
– Regression coverage: 24 cheat-engine tests pass, covering instruction execution, memory widths, pointer chains, branches, loops, register persistence, parsing, and process selection. All 96 tests selected by the memory test filter pass.
– Linux packaging: Debian package versions are now derived from the release tag.

